5 principes pour comprendre l’épistémologie positiviste

Le paradigme positiviste est né au 19ème siècle, il constitue la science dominante dans beaucoup de disciplines. Comme le souligne F.Wacheux (1996, p.39), La connaissance, selon ce paradigme, je cite: « se base sur l’observation et l’expérience des faits sociaux, considérés comme des choses ». Ainsi notre travail de recherche peut être schématisé linéairement comme suit :

Ces dernières années, cette approche est de plus en plus remise en cause dans les sciences sociales car les problèmes sociaux et humains ne sont pas traduits par les mêmes termes que les problèmes des sciences exactes. L’imprévisibilité et l’instabilité des comportements se sont, selon F.Wacheux (1996, p.40), deux éléments qui caractérisent plus les sociétés et les groupes humains que l’irréversibilité et la rationalité. Dans un contexte de plus en plus complexe, les théories universalistes, ou the one best way, ne permettent pas de résoudre les problèmes contingents.

Les principes qui définissent le positivisme ont été clairement formulés par Le Moigne [1990]. Nous les résumons ci-après :

Principe ontologique :

(Réalité du réel, naturalité de la nature, existence d’un critère de vérité). Peut être considérée comme vraie toute proposition qui décrit effectivement la réalité. Le but de la science est de découvrir cette réalité. Ceci est applicable à tous les sujets sur lesquels l’esprit humain peut s’exercer.

Principe de l’univers câblé :

Il existe des lois de la nature, le réel est déterminé. Le but de la science est de découvrir la vérité derrière ce qui est observé. La description exhaustive est possible, par décomposition en autant de sous-parties que nécessaire. Les chaînes de causalité qui relient les effets aux causes sont simples et peu nombreuses.

Principe d’objectivité :

L’observation de l’objet réel par l’observant ne modifie ni l’objet réel ni l’observant. Si l’observant est modifié, cela ne concerne pas la science (l’esprit humain ne fait pas partie des objets réels sur lesquels il puisse lui-même s’exercer).

Principe de naturalité de la logique :

La logique est naturelle, donc tout ce qui est découvert par logique naturelle est vrai et loi de la nature. Donc tout ce qui ne pourra être découvert de cette manière devra être considéré comme non scientifique.

Principe de moindre action :

Entre deux théories, il faut prendre la plus simple (principe de parcimonie d’Occam).

 

Références :

Wacheux Frédéric, « Méthodes qualitatives et recherche en gestion », Economica, 1996.